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mercredi, juin 29, 2022

Les élus de la future assemblée sauront-ils relever les nombreux défis qui

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Les élus de la CTM vont trouver aussi des dossiers urgents à traiter : la distribution rationnelle de l’eau, la réhabilitation de l’environnement pollué par le chlordécone, la dégradation continue des conditions de vie des personnes…et restaurer la confiance envers l’élite politique.

Ces défis sont aussi variés que complexes. Ils sont à la mesure d’une réalité : la population a compris que cette institution majeure est, dans les faits, responsable à la fois de son quotidien et de son avenir.

Elle est perçue comme étant capable de résoudre les nombreux problèmes de fonctionnement de la société martiniquaise. Les citoyens ont compris, peut être mieux que certains élus, que les décisions les plus importantes pour leurs vies peuvent se prendre ici, et non à Paris. Ils savent que si cet instrument est intelligemment utilisé, la Martinique s’en portera mieux.

Un vrai paradoxe, vu le taux historique d’abstention de 67,5% au premier tour. Il faut voir parmi les nombreuses causes expliquant ce boycott généralisé des urnes une forme de déception. Il faut y voir aussi un signal lancé aux élus sortants, à leurs concurrents et à leurs challengers.

Un signal lancé aux élus sortants

 

Peut-être que, tout simplement, le peuple a voulu signifier aux élus qu’ils disposent de tous les outils et moyens pour améliorer notre quotidien et préparer l’avenir. Il est évident que l’institution ne peut pas se contenter de mesures de court terme, vu l’acuité des difficultés qui s’accumulent.

Des questions d’ordre sociétal sont posées et à résoudre. Nous avons 20% des adultes qui sont allocataires du RSA, le revenu de solidarité active. Un chiffre qui a explosé à cause de la crise sanitaire. Faut-il s’y résigner ?

Par ailleurs, 30% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté de 879 euros mensuels. Cette proportion ne varie pas depuis dix ans. Faut-il s’y résoudre ? Et puis, 40% des jeunes partent chaque année étudier ou travailler dans l’hexagone, sans espoir de retour au pays. Faut-il le déplorer sans réagir ?

Un système politique et économique néfaste

 

Nous savons que ces désordres sont produits par le modèle économique néfaste qui créé ce marasme apparemment sans fin. Les futurs élus sont attendus sur ces sujets. Ils doivent démontrer qu’ils ont la capacité de les affronter.

Surtout qu’ils vont trouver aussi des dossiers urgents à traiter : la distribution rationnelle de l’eau, la réhabilitation de l’environnement pollué par le chlordécone, la dégradation continue des conditions de vie des personnes âgées, entre autres.

Ajoutons à ces défis un impératif civique, restaurer la confiance envers l’élite politique. Une confiance perdue dans un fonctionnement parfois incompréhensible de la CTM première version.

Les candidats restant en lice mesurent-ils bien l’immense déception des citoyens envers le politique ? Sont-ils bien conscients qu’ils peuvent agir afin que chacun de nous retrouve espoir en notre avenir commun ? 

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