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lundi, août 8, 2022

sur la vaccination, les groupes politiques du Congrès promettent

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Après la motion adoptée ce lundi par tout l’hémicycle du Congrès, le texte sur l’obligation vaccinale à l’entrée en Nouvelle-Calédonie est repoussé pour être ajusté. Ce mardi matin, les représentants des quatre groupes politiques ont expliqué leur initiative commune.

Charlotte Mannevy, avec Françoise Tromeur

Publié le 31 août 2021 à 10h24,

mis à jour le 31 août 2021 à 11h18

C’est un événement. Une conférence de presse unique rassemblant les quatre groupes politiques du Congrès, indépendantistes et non indépendantistes. Derrière la table, ce mardi 31 août, en petite salle de commissions : Virginie Ruffenach pour l’Avenir en confiance, Pierre Chanel Tutugoro pour l’UC-FLNKS et Nationalistes avec l’Eveil océanien, Jean-Pierre Djaïwe pour l’Uni et Philippe Dunoyer pour Calédonie ensemble.

Comme annoncé la veille, ils précisent la démarche commune qui a conduit au report du projet de délibération sur l’obligation vaccinale à l’entrée en Calédonie.

« Pour convaincre, il faut le plus large consensus »

« Il y a danger, c’est pour cela que nous faisons une conférence de presse commune », pose d’entrée Jean-Pierre Djaïwe. « Depuis la semaine dernière, nous débattons de l’obligation vaccinale, enchaîne Philippe Dunoyer. C’est un sujet très important. Il y a une menace avérée, avec des dégâts très importants si nous n’arrivons pas à immuniser la population. Pour convaincre, il faut le plus large consensus. C’est pour cela que nous avons décidé de reporter, pour pouvoir débattre, trouver les équilibres nécessaires et consensuellement, prendre une décision. »

Trois jours de travaux

Au programme des prochains jours : réunion des chefs de groupe ce mercredi, commission plénière jeudi avec éventuelles auditions, puis examen en commission permanente vendredi en vue d’adopter le texte.

En parallèle de ce sujet, deux autres vont être discutés. D’abord, la possibilité d’injecter d’autres vaccins que les deux mis à disposition par l’Etat en Calédonie, qui sont à ARN messager. Par ailleurs, dit Virginie Ruffenach, « nous demandons à toutes les collectivités, via un vœu, qu’elles engagent une campagne très active pour que tout le monde ait une possibilité de se faire vacciner sept jours sur sept. »

Autant de pistes évoquées vendredi 27 août durant les assises du Covid à Nouméa.  

Appel à la vaccination

« C’est en grande responsabilité, que les groupes politiques au Congrès ont décidé de se donner du temps pour voter et prendre une décision unanimement », insiste Pierre Chanel Tutugoro. « Ce n’est pas évident car on est tous en campagne référendaire et on peut tous être tentés d’en faire un sujet de campagne. Comme nous devons faire face à nos responsabilités, les Calédoniens doivent prendre les leurs. » Et d’ajouter : « Comme dit mon curé chaque dimanche, la vaccination est un acte d’amour. »

La raison de la motion

Mais pourquoi a-t-il fallu déposer une motion préjudicielle durant l’examen du texte ? « Nous avons eu une réponse de l’Etat, un élément nouveau, seulement en fin de semaine dernière, répond Philippe Dunoyer : qu’il fallait une délibération sur la vaccination pour tous avant de pouvoir obliger les voyageurs. Par ailleurs, nous avons trouvé [lundi] qu’il était compliqué d’évoquer un sujet comme celui-là, aussi tard et aussi vite. » 

Rappelons qu’après de longs débats sur d’autre sujets, c’est en soirée que l’examen de cette problématique délicate a commencé. « La motion préjudicielle nous permet de récupérer le texte. »

« Pas une mesure anodine »

« Il n’y a que trois pays dans le monde qui ont l’obligation vaccinale », ajoute la présidente du groupe AEC – il s’agit du Vatican, du Tadjikistan et du Turkmenistan. « Ce n’est pas une mesure anodine. »

Une mesure qui concernerait les majeurs. « Il y a consensus pour dire que c’est pour les plus de 18 ans », précise Philippe Dunoyer. Et afin de convaincre les opposants à cette vaccination, « nous avons demandé au gouvernement de mener une campagne très active pour expliquer qu’il y a huit personnes sur dix à l’hôpital qui ne sont pas vaccinées », détaille Virginie Ruffenach. 

« Pas de censure »

« Il faut que d’autres autorités s’expriment : les autorités religieuses, coutumières », glisse Philippe Dunoyer. « Il n’y a pas de censure, nous avons reçu les anti-vaccins », assure Pierre Chanel Tutugoro. « Mais une fois qu’on a entendu tout le monde, on décide en responsabilité. »

A retrouver au journal de midi et au JT de 19h30

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