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lundi, juin 27, 2022

En Irak, Emmanuel Macron visite Mossoul, ville en ruine après le passage de Daech

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Jean-Rémi Baudot avec AFP
16h01, le 29 août 2021, modifié à
16h01, le 29 août 2021

REPORTAGE

Sous une chaleur écrasante, au milieu des ruines de Mossoul, ville martyr aux mains de Daech pendant trois ans, Emmanuel Macron est allé visiter la mosquée al-Nouri à l’endroit même où Abou Bakar al-Bagdadi a proclamé le califat de Daech en 2014. « Le califat territorial a été décrété ici, dans ce lieu qui ensuite, a été littéralement saccagé par les mêmes. D’abord, ils ont enlevé toutes les traces de décoration, un art et une culture séculaire islamique. Et ils ont ensuite, quand le califat a été progressivement défait à l’été 2017, décidé d’eux-mêmes de détruire cette mosquée », a détaillé Emmanuel Macron devant la mosquée. 

« C’est un projet terroriste qui est fait au nom de l’islam, mais qui n’est pas l’islam »

La mosquée est désormais en ruine, détruite par l’Etat Islamique (EI). Mais l’Unesco investi aujourd’hui pour sa reconstruction : un programme de 100 millions d’euros sur toute la ville. Mossoul porte toujours les stigmates des combats qui ont opposé l’EI aux troupes irakiennes épaulées par la coalition internationale. La reconstruction de la ville « est trop lente », a estimé Emmanuel Macron.

« Ce lieu où nous nous trouvons dit tout de ce qu’est Daesh », a assuré le président de la République devant la mosquée détruite. Avant d’ajouter : « Ça montre aussi une chose, très importante, pour je crois l’ensemble des musulmans du monde entier et pour nous tous, c’est que Daesh est un projet de mort et d’obscurantisme. C’est un projet terroriste qui est fait au nom de l’islam, mais qui n’est pas l’islam ».

Emmanuel Macron annonce la réouverture d’un consulat à Mossoul

Un peu plus tôt le chef de l’Etat a visité l’église Notre-Dame de l’Heure, fortement endommagée à partir de 2003 et également située à Mossoul. Devant des représentants des chrétiens d’Irak, Emmanuel Macron a annoncé la réouverture d’un consulat à Mossoul et l’ouverture de plusieurs écoles. Cette ville, à majorité musulmane sunnite, ainsi que la plaine de Ninive étaient jadis de hauts lieux du christianisme. Mais les violences qui ont éclaté à partir de 2003, puis l’occupation d’un tiers de l’Irak par l’EI entre 2014 et 2017 ont poussé la majorité des chrétiens à l’exil. Ils ne sont plus que 400.000 dans le pays, contre 1,5 million en 2003 avant l’invasion américaine. Et beaucoup de ceux qui ont pris le chemin de l’exil hésitent à rentrer chez eux.

Le président Macron se rendra dimanche après-midi à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. Après une visite aux forces spéciales françaises du Camp Grenier, il rencontrera le président kurde Netchirvan Barzani, ainsi que son prédécesseur, Massoud Barzani, qu’avait rencontré François Hollande en 2014. Il s’entretiendra enfin avec la famille d’un Peshmerga abattu par Daech, pour rendre hommage aux combats des Kurdes contre l’EI.

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