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lundi, juin 27, 2022

des Afghans en danger à Kaboul avec la fin des évacuations

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Marion Gauthier et Océane Théard
14h39, le 28 août 2021, modifié à
14h39, le 28 août 2021

TÉMOIGNAGE

Le dernier avion français a quitté l’Afghanistan, vendredi soir, avec 59 personnes à son bord. La France a ensuite officiellement mis fin à son pont aérien déployé depuis le 15 août, pour ramener les Afghans menacés par les talibans à Kaboul. Les évacuations devaient prendre fin au 31 août mais elles ont été interrompues prématurément car les conditions de sécurité n’étaient plus remplies à l’aéroport et aux alentours.

Plus de 3.000 personnes ont eu le temps de monter dans un avion avant les évacuations pour être mis en sécurité en France. Mais beaucoup ont été contraintes de rester sur place. « Je n’ai pas eu la chance de monter dans un avion jusqu’à maintenant. Je n’ai trouvé aucun moyen d’avoir cette chance. L’Italie, le Canada, la France ont arrêté leurs missions d’évacuation de Kaboul », déplore Azim, un militant pour les droits de l’Homme.

« Tout le monde fuyait, sous le choc »

Un père de famille afghan, ancien interprète pour l’armée française, se retrouve dans la même situation. L’homme a attendu avec sa famille toute la journée de jeudi à l’aéroport de Kaboul avant de rentrer chez lui juste après le double attentat suicide revendiqué par l’Etat Islamique (EI). « Tout le monde fuyait, sous le choc, effrayé. Et juste après la déflagration, les talibans se sont mis à tirer en l’air. Ils nous disaient de quitter la zone. Donc voilà, je suis rentré chez moi sans plus d’espoir », raconte-t-il, encore paniqué.

Cet ancien interprète pensait pourtant pouvoir être évacué dans les prochains jours. « On nous a dit d’être patient, de rester chez nous parce que l’aéroport n’est plus un endroit sûr », explique-t-il. Avant d’ajouter : « je pensais vraiment que nous pourrions être évacués ».

« Que va-t-il se passer pour moi ? »

Mais il n’y a désormais plus aucun espoir pour les deux hommes. « Ils ont tout arrêté », lance Azim. « Ils avaient commencé cette mission, mais ne sont pas allés jusqu’au bout », poursuit-il.

Maintenant, l’inquiétude prend le pas. « Les talibans recherchent tous ceux qui ont travaillé pour la coalition », affirme l’ancien interprète de l’armée française. « Moi et ma famille, nous ne sommes plus en sécurité en Afghanistan. Mais que pouvons-nous faire ? » Par ses engagements, Azim est également visé par le régime des Talibans. « Franchement, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, tout s’est effondré ici. On manque de tout », soupire-t-il. « J’ai peur pour mon futur. Que va-t-il se passer pour moi ? Et pour ma famille ? »

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