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lundi, juin 27, 2022

Macron appelle à « ne pas baisser la garde » face à l’EI qui « demeure une menace »

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L’arrivée des talibans au pouvoir en Afghanistan et la « menace » que continue de représenter le groupe Etat islamique (EI), auteur du sanglant attentat de Kaboul, seront l’objet de toutes les préoccupations à la conférence régionale qui s’ouvre samedi à Bagdad, en présence notamment d’Emmanuel Macron. « Nous savons tous qu’il ne faut pas baisser la garde, car Daech (acronyme arabe de l’EI) demeure une menace », a déclaré le président français à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi, en prélude à cette conférence où sont aussi attendus les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères et le roi de Jordanie Abdallah II. 

Une aide dans la « guerre contre le terrorisme »

L’Irak, où des cellules de l’EI continuent de mener des attentats quatre ans après sa défaite militaire, et la France « sont des partenaires clés dans la guerre contre le terrorisme », a répondu le chef du gouvernement irakien. Paris fournit en effet à l’Irak un appui militaire, notamment aérien, avec en moyenne 600 hommes sur place dans le cadre de la coalition internationale qui continue de livrer bataille contre l’EI.

Les déclarations d’Emmanuel Macron et du Premier ministre irakien sur l’EI ont déjà donné le ton de cette conférence. Après la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan et l’attentat jeudi à l’aéroport de Kaboul mené par une branche de l’EI, qui a fait des dizaines de morts parmi lesquels 13 soldats américains, la lutte contre les jihadistes devraient dominer les débats. Emmanuel Macron se rendra dimanche au Kurdistan irakien, où il saluera la lutte des Kurdes contre l’EI, puis à Mossoul, symbole de la victoire contre le groupe radical qui l’a occupée de 2014 à 2017.

En Irak, une situation différence que celle en Afghanistan

La situation en Irak est cependant différente de celle en Afghanistan. L’armée se battait il y a quatre ans encore avec la coalition internationale contre l’EI, avant de déclarer « victoire » fin 2017. Quatre ans plus tard, des cellules jihadistes continuent de mener ponctuellement des attaques. Le dernier attentat suicide d’envergure revendiqué par l’EI a fait plus de 30 morts dans le quartier chiite de Sadr City à Bagdad en juillet.

L’EI « dispose toujours de dizaines de millions de dollars et il va sans doute continuer à rétablir ses réseaux en Irak et en Syrie », note Colin Clarke, directeur de recherche du Soufan Center, un groupe de réflexion en géopolitique basé à New York. Les jihadistes sont aussi actifs en Afrique. La zone « des trois frontières » entre Burkina-Faso, Niger et Mali est ainsi régulièrement frappée par les actions meurtrières de groupes liés à Al-Qaïda et à l’EI.

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