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lundi, juin 27, 2022

En Afghanistan, la progression des Talibans semble inexorable

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Les Talibans sont aux portes du pouvoir en Afghanistan. Ils tenaient déjà plusieurs postes-frontières et se sont emparés ce week-end de 5 des 34 capitales provinciales afghanes. Une première depuis le lancement de leur offensive début mai, dans la foulée du retrait des forces étrangères. Et l’exode se poursuit : des civils fuient les combats, comme l’armée afghane les y a invités. À Kaboul, la capitale, l’inquiétude grandit face à la progression des insurgés, mais certains tiennent bon, malgré tout.

Sa famille a été envoyée en Turquie mais Habib, lui, ne se résout pas à quitter Kaboul même s’il doit vivre a rythme des annonces des victoires des Talibans. « Tout le monde est très inquiet pour la suite. C’est visible sur chaque visage ici », raconte le jeune homme. « Je ne peux pas quitter mon pays, je travaille ici, je ne peux pas partir. C’est notre pays, où irions-nous ? Nous devons tenir pour notre peuple, tenir pour notre société, pour notre liberté. »

« Nous n’accepterons jamais, jamais, jamais, jamais ! »

Le jeune entrepreneur se désole de voir les ambassades étrangères se vider, une à une. La France, les États-Unis puis le Royaume-Uni ont rappelé leurs ressortissants. Ils font place nette aux insurgés. « Qui meurt ? Seulement des civils ! Ils crient et personne ne les écoute, pourquoi ? Arrêtez ! Arrêtez par pitié », lance Habib. « Nous avons besoin d’un accord de paix. Les Talibans veulent contrôler le pays par la force. Nous n’accepterons jamais, jamais, jamais, jamais ! » Comme un sursaut de courage, pour rester, encore un peu.

La guerre est aussi psychologique. « Tout est encore possible, il ne faut pas laisser les Talibans coloniser nos cerveaux », affirme ainsi Victoria, énergique professeure à l’université américaine de Kaboul. « Rien n’est perdu tant que les Talibans ne sont pas à la porte de mon bureau. La seule peur que j’ai, c’est qu’on me demande d’abandonner mes étudiants à leur triste sort. » C’est-à-dire encerclés par les Talibans.

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