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jeudi, juin 30, 2022

Un ballon d’oxygène financier pour des communes asphyxiées

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Nous vous l’avions annoncé en février dernier, les villes de Basse-Terre, Pointe-à-Pître et Saint François ont été retenues pour bénéficier d’un appui de l’Etat pour la consolidation de leur situation financière. Depuis, les contrats se signent pour mettre en œuvre ce Corom

R. Ponnet avec FJO.

Publié le 23 juillet 2021 à 10h32

Le COROM, c’est un appareil de sauvetage pour les communes. Un dispositif financier lancé par l’Etat, comme une bouée à la mer aux municipalités d’Outremer qui peuvent la saisir. 
Plusieurs communes de Guadeloupe sont en difficultés financières. Pas d’argent dans les caisses et des fournisseurs aux abois. Les collectivités locales doivent près de quatre cents millions d’euros aux entreprises, aux fournisseurs guadeloupéens. Une mauvaise gestion qui met l’économie guadeloupéenne à plat.

L’Etat a donc voulu tendre la main à des nouveaux élus qui veulent mettre leur commune sur le droit chemin…

Ainsi le COROM a été mis en place. En Guadeloupe, cinq communes ont souhaité bénéficier de ce dispositif, seules trois d’entre elles ont été retenues : Basse-Terre,Pointe-à-Pître et Saint-François.

Il fallait que les municipalités retenues remplissent un dossier, argumentent et fassent des propositions à l’Etat

André Atallah, maire de Basse Terre

André Atallah, maire de Basse Terre

L’Etat va donc leur octoyer près d’un million d’euros d’aides par an sur trois ans, pour payer des fournisseurs, des entreprises qui sont elles-mêmes au bord du gouffre

Alexandre Rochatte, préfet de région
 

Alexandre Rochatte, préfet de région

Un fonctionnaire sera détachée pour conseiller à l’intérieur de la mairie et tous les six mois l’Etat viendra voir où en sont les comptes et les actions décidées par la commuine elle-même.

Stéphane Hamon directeur régional adjoint de la  DRFIP
 

Stéphane Hamon directeur régional adjoint de la  DRFIP

A ceci se rajoute, dans chaque commune un problème important : le nombre pléthorique d’empoyés communaux, fonctionnaires de catégories c, souvent embauchés à des fins électoralistes. Une pratique qui a progressivement ruiné les budgets communaux, et paralyse les mairies qui ne peuvent pas mettre au point des projets de développement et les financer.
Mais une situation qui est aussi à l’origine du long conflit qui a opposé les maires au syndicat UTC-UGTG.

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