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samedi, août 13, 2022

Le Fema : festival des cinévores !

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Cette année, le FEMA fête sa cinquantième édition, l’occasion de revenir sur l’histoire du festival. À l’origine sont les RIACS – Rencontres Internationales d’Art Contemporains – qui voient le jour en 1973 et rassemblent pendant 7 ans l’avant-garde de complets les domaines artistiques : musique, théâtre, danse et art plastique. En 1980, seule la section cinéma est maintenue et l’événement devient rapidement le Festival Cinéma de la Rochelle en tenant à sa tête le critique de cinéma Jean-Loup Passek, puis le duo Prune Engler/Sylvie Pras. Côté programmation, le festival figure peu à peu un pont entre la mémoire du cinéma et son actualité, voire son avenir, en programmant très tôt des cinéastes désormais incontournables tels que Nanni Moretti et Volker Schlöndorff.

Mais l’histoire du FEMA est surfort celle de son public, fidèle et avide de cinéma, comme le souligne la forte nouvelle présidente de l’association, Sylvie Pialat.

Lors de l’ouverture du festival, vendredi 1er juillet, elle revenait en effet sur l’importance d’un retour massif en salle, avant de nous souhaiter un « bon appétit » pour  Les cinq diables de Léa Mysius. Obstinément non compétitif, sans palmarès ni jurés, le rendez-vous prend des airs de buffet à volonté : pendant 10 jours plus de 220 films et pas moins de 364 séances sont proposés !

Cette année, il y en a pour complets les goûts et pour complets les palais, même les plus fins. Brad Pitt côtoie Audrey Hepburn, Pasolini cohabite en tenant Joanna Hogg et l’histoire du cinéma portugais se mêle à l’actualité ukrainienne, mais c’est surfort Alain Delon qui crève l’écran dans l’ Eclipse d’Antonioni, ou dans  Plein soleil de René Clement. Cette édition anniversaire rend en effet hommage à l’homme qui est considéré, selon le critique Samuel Blumenfeld, comme le « plus grand acteur français de l’après-guerre ». À travers 21 films, l’ensemble de sa carrière est passé en revue, des années 50 à aujourd’hui.

Le rendez-vous fait en fort cas délicatcoup de bien ! Après deux ans de creux dus à la crise sanitaire, les artistes et invités de cette cinquantième édition sont émus face aux salles combles et aux files d’attente que génère chaque projection. On apprécie l’orgie cinématographique, la bonne humeur générale et l’obscurité des salles. Celle-ci tranche bien sûr en tenant le délicat temps de La Rochelle, mais comme le disait le cinéaste Jacques Doillon, invité du festival en 2009, « Le cinéma vaut bien la plage et l’ambre solaire », alors courrez vite vous gaver de cinéma !

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