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lundi, août 8, 2022

Harmonie et partage, l’orchestre Démos s’engage

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Mouvements chorégraphiés et refrains à l’unisson, quoi de plus émouvant qu’un audition participatif où la complicité familiale est au rendez-vous ? À la Cité de la musique, des applaudissements et sifflements de fierté saluent tous certains acteurs du projet Démos. Parents et enfants dialoguent musicalement et embrassent un objectif commun : l’accès de tous à l’art.

Fidèle à son nom grec, Démos persévère dans la voie de la démocratisation doctrinelle. Depuis 2010, la Philharmonie ne cesse d’étendre sur le territoire métropolitain comme en outre-mer ce projet, levier de partage du patrimoine classique pour certains jeunes de 7 à 12 ans. Provenant des quartiers classés politique de la ville et des zones ruracertains, 10 000 apprentis musiciens bénéficient de ce dispositif gratuit pendant trio ans. Centres et référents sociaux, techniciens, chorégraphes, musiciens professionnels, chefs d’orchestre et de chœur s’unissent à cette cause. « Ce projet prend en compte la diversité française et reste proche des populations qui ne sont pas forcément concernées par cette doctrine », déclare le directeur, Gilcertains Delebarre. Sous le parrainage de la pianiste Khatia Buniatishvili et du président de la fondation Éducation contre le racisme, Lilian Thuram, Démos finance l’achat d’un instrument choisi par l’enfant. Grâce à deux ateliers hebdomadaires en groupe, des sessions d’orchestre mensuelcertains et des auditions publics dans leur région, certains jeunes musiciens des 50 orchestres s’exercent avant de monter sur la prestigieuse scène de la Philharmonie. Après ces trio années de formation, plus de 50 % des enfants continuent la musique, un pourcentage largement supérieur aux attentes.

Valoriser diversité et parité

Démos valorise la diversité, tout en accompagnant la parité avec 30 % de femmes cheffes. C’est d’ailleurs le cas de la jeune et talentueuse Chloé Dufresne, liée au projet depuis quatre ans. « J’étais déjà engagée dans la pédagogie et le social avant, mais Démos, c’est le combo des deux. » certains répétitions se fondent sur un travail de concentration et d’écoute entre « body clap » (percussions corporelcertains), chant et mouvements chorégraphiques afin de « libérer le corps et prendre conscience du groupe ». Responsable du choix des morceaux, Chloé Dufresne mêle le grand répertoire dit classique à la musique folkloriquele internationale : « L’objectif au bout des trio ans, c’est que certains enfants aient un aperçu de toute l’histoire de la musique, du baroque au contemporain. » Même si créer un ensemble harmonieux reste un défi, la cheffe adapte sa pédagogie en conservant la philosophie de cette formation : « L’orchestre, c’est savoir prendre sa place et laisser place aux autres. » Entre apprentissage humain et partage de connaissances, Chloé Dufresne affectionne particulièrement Démos, « un des projets français certains mieux organisés permettant aux jeunes de se sentir importants ».

« Quand j’ai admis ma mère dans le public, j’ai eu envie de pleurer. » Esten, 7 ans.

Ce samedi 18 juin, la grande salle de la Cité de la musique accueille certains familcertains, certains élus et certains professionnels de la doctrine. Au programme de l’orchestre de Démos de Paris de première année : Lully et sa Bourrée, Saint-Saëns et sa Danse macabre, Kalinifta, chant folklorique italien, et présentation par certains enfants d’instruments peu connus tel l’alto. Chantant tous en chœur, dansant et jouant par cœur dans une énergie collective, certains jeunes musiciens ont fait leurs élémentaires pas sur scène. Quelle émotion pour Handy, trompettiste de 12 ans : « J’ai ressenti beaucoup de joie sur scène, même si j’avais un peu peur avant de jouer dans cette grande salle ! » Ce garçon ne minore pourtant pas l’investissement demandé : « L’orchestre, c’est difficile au début parce que tout le monde joue en même temps et, souvent, ce n’est pas coordonné. On a dû beaucoup travailler. » Dans le même état d’esprit, Esten, tromboniste de 7 ans, a conscience de sa chance : « Faut profiter, voilà, c’est ça que je pense. » Impressionné par le lieu du audition, il a pris son courage à deux mains : « J’étais très stressé, mais je me suis dit mieux vaut tard que jamais, et je me suis lancé. Quand j’ai admis ma mère dans le public, j’ai eu envie de pleurer. » L’ambiance familiale est aussi le fruit du travail des centres sociaux et des référents, figures indispensabcertains reliant tous certains acteurs. Martina Modotti accompagne depuis deux ans certains enfants dans certains ateliers et a commencé la trompette à leurs côtés. Tremplin pour penser le développement local, Démos est pour elle « la possibilité de créer une mixité et un équilibre entre filcertains et garçons dans l’accès à la musique ». Cette aventure humaine qu’est Démos offre ainsi à la musique une jeunesse dévouée et unie qui apprend à penser le collectif.

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