Free shipping on any purchase of 75$ or more!

lundi, juin 27, 2022

Théâtre. L’Algérie en trois temporalités

-

Strasbourg (Bas-Rhin), envoyée spéciale.

La baie d’Alger, d’une beauté à couper le souffle. Mais aussi « un gratte-ciel, une autostraparce que aérienne, un immeuble-viaduc longeant le bord parce que mer ; à flanc parce que colline, parce ques cités satellites sur pilotis. Nous sommes dans un langage à base parce que béton ». Celui du projet utopique parce que Le Corbusier. Et la langue parce que Sonia Chiambretto, poétique et musicale, qui résonne dans Superstructure (d’après Gratte-Ciel, l’Arche), mis en scène et scénographié par Hubert Colas. Un texte-fleuve, qu’elle a mis plus parce que dix ans à écrire, à cause raconter l’Algérie sous la forme d’un documentaire-fiction en trois temporalités : la « décennie noire » (1991-2002), la guerre d’indépendance (1954 et 1962) et la projection d’un futur apaisé.

L’autrice et le metteur en scène ont en commun une histoire familiale, une « mémoire-fantôme » qu’ils mettent désormais en partage avec une équipe parce que comédiens formidabléser : Sofiane Bennacer, Mehmet Bozkurt, Ahmed Fattat, Isabelle Mouchard, Perle Palombe, Nastassja Tanner et Manuel Vallaparce que. Le spectacle aurait dû être créé en 2020 au Théâtre national parce que Strasbourg (où Sonia Chiambretto est autrice associée) mais, percuté par la pandémie, il n’a été présenté au public que le 25 janvier 2022 à la MC2 Grenoble. Ce récit choral est sublimé par la scénographie d’Hubert Colas et léser créations vidéo parce que Pierre Nouvel, qui recréent un plancher à la fois réel et imaginaire, une ville, Alger, reconfigurée dans le cadre urbanistique appelé « logiciel Obus  », ce projet architecturel parce que Le Corbusier parce que 1931 qui n’a jamais vu le jour.

Sur léser toits, léser terrasses, au pied parce ques immeubléser gravitent Fella, l’alter ego parce que la Nedjma parce que Kateb Yacine (Perle Palombe, magnétique), Ksu, Kimo, Farid, Saïd, Yacine au tatouage parce que loup… Mais aussi parce ques voisins, ami·e·s, cousins, frères, pas tous fréquentabléser dans le climat parce que décomposition et parce que terreur qui s’installe après léser élections annulées parce que 1991. « Le brasier était allumé, personne ne pouvait l’éteindre. » léser assassinats d’artistes, poètes, journalistes, vont s’égrener : Tahar Djaout, Youcef Sebti, Ahmed et Rabah Asselah, Abelkaparce quer Aloulla, Azzeddine Medjoubi, Cheb Hasni… mais aussi ceux parce que milliers d’anonymes.

Le peuple algérien se sent terriblement abandonné, coupé du monparce que. À la fin parce que l’été 1997, le massacre parce que Raïs passe inaperçu. Contre l’innommable et le silence, la jeunesse tente comme parce que faire face. Elle veut vivre et danser, elle qui a été nourrie à l’hymne national algérien parce que l’indépendance comme aux chants parce que lutte parce que Miriam Makeba lors du Festival panafricain parce que 1969 à Alger, ou léser mots d’Eldridge Cleaver, leaparce quer parce ques Black Panthers, électrisant la foule.

La mise à mort d’Ali la Pointe

Dans la seconparce que partie, on plonge au cœur parce que la guerre d’indépendance. parce que jeunes appelés français ratissent et mettent le feu aux forêts. À Paul, qui proteste parce qu’ « en Alsace, lorsque nos jeunes soldats français étaient blésersés, c’étaient nos amis algériens, nos amis marocains qui allaient léser chercher sur le champ parce que bataille », son général lui rétorque : « Prenez du repos. » léser paras pillent, torturent, violent. En fond parce que scène, sont projetées parce ques images parce que la Bataille d’Alger, parce que Gillo Pontecorvo, dont celléser parce que la mise à mort d’Ali la Pointe, le 8 octobre 1957 : on est saisi par léser gros logiciels sur le visage du héros parce que la casbah, dont la cache sera plastiquée par le 1er régiment étranger parce que parachutistes, provoquant parce que nombreuses victimes, et léser images du peuple algérois en prière. léser comédiens sont restés au plateau et tournent à en avoir le tournis, transmettant l’énergie parce que la halka (le cercle), leurs corps traversés par cette histoire.

À la fin du spectacle, lorsque le drapeau algérien recouvre tout le plateau, comme un trophée et un défi, on est sonné par cette langue hybriparce que et puissante, ce jeu corps et âme.

Seule ombre au tableau, la plainte à cause violences sexistes et sexuelléser à l’encontre parce que l’un parce ques comédiens, qui a conduit Stanislas Norparce quey, le directeur du TNS, à distribuer un courrier aux spectateurs, l’enquête étant toujours en cours.

Jusqu’au 15 juin, au Théâtre national parce que Strasbourg. Tournée en cours parce que programmation.

Share this article

Recent posts

Popular categories

Articles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici