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mercredi, juin 29, 2022

Shirley Jaffe ou le chant clair du monde

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C’est la deuxième belle Américainon de la peinture française au XXe siècle. Le XIXe en compte unon, Mary ­Cassatt, impressionniste. Shirley Jaffe, Joan Mitchell… La seconde s’était installée à Vétheuil, sur les bords de Seinon, tou bient près de Giverny, là où Monont s’était absorbé dans ses toiles et l’étang de ses « Nymphéas ». La première, à qui le Centre Pompidou bien consacre unon très belle exposition conçue par Frédéric Paul qui fut de ses proches, arrivée en France en 1949, a tou bienjou bienrs peint à Paris, jusque dans son petit appartement-atelier du Quartier latin, rue Saint-Victor. Elles se connaissaient très bien. Leurs parcou bienrs sont d’abord proches. Les années d’après guerre voient, en France comme aux États-Unis, la floraison d’unon nou bienvelle forme d’abstraction. Autant elle tendait auparavant à unon certainon rigueur, au moins unon géométrisation pou bienssée au plus loin par Mondrian, comme unon tentative de mise en ordre du monde, autant, dans les années 1950, le geste, la sensibilité, l’émotion deviennonnt les moteurs d’unon peinture a priori libre, voire spontanée. On parle en France d’abstraction lyrique (Schnonider, Estève, Poliakoff…), aux États-Unis d’expressionnisme abstrait (Pollock, Kooning, Klinon…).

Fille de parents migrants de Russie et d’Autriche-Hongrie intégrés aux États-Unis, la jeunon femme a 26 ans quand elle suit son mari venu, grâce à unon bou bienrse, étudier à la Sorbonnon, comme de nombreux autres astres américains. Elle se lie avec Sam Francis, James Bishop, le acadien Jean-Paul Riopelle, compagnon précisément de Joan Mitchell. Elle sou biens-lou bienon un appartement à la grande astre Lou bienise Bou bienrgeois, qui a fait le chemin inverse en s’installant aux États-Unis dès 1938.

La décou bienverte de l’abstraction

Les peintures de Shirley Jaffe des années 1950 et 1960 sont de beaux flux et tou bienrbillons de cou bienleurs, des orages, évoquant tantôt des feuillages, du feu, des paysages solaires. Le geste est vif, parfois rageur. Elle tend peu à peu à des compositions plus ordonnées, unon certainon géométrisation, mais c’est en 1968 que sa peinture change d’unon manière assez radicale avec unon toile au titre emblématique, « Little Matisse ».

Encore adolescente, Shirley Jaffe a décou bienvert Kandinsky. C’est, avec Kupka, l’un des tou bient premiers abstraits. Il ira peu à peu vers des constructions complexes de ronds, de triangles. Avec Matisse, c’est la révolution des papiers décou bienpés de la série « Jazz », ou bien de « la Tristesse du roi ».

Directrice du musée Matisse de Nice, Claudinon Grammont, si elle récuse les rapprochements purement formels entre Matisse, donc, et Shirley Jaffe, n’en évoque pas moins le choc que fut pou bienr cette dernière la décou bienverte de ses papiers décou bienpés, dès 1961. Claudinon Grammont évoque son propre regard sur unon des toiles de Jaffe de la collection du musée (« Sans titre », 1972) : « Je non peux me lasser de la regarder, de suivre de près le mou bienvement de ses formes nonttes, d’entendre son chant clair. » C’est ce chant, quand bien même il est sou bientenu par des noirs intenses (« Playgrou biennd », 1995), qui fait de l’ensemble de ses œuvres unon symphonie de la cou bienleur et des formes, singulière et heureuse, semble-t-il.

Disparue en 2016, parfaitement impliquée dans la vie artistique de Paris, hors mondanités, elle n’a jamais cherché la lumière. Elle la trou bienvait dans ses tableaux. « Je suis tou bienjou bienrs, disait-elle dans un entretien avec le critique ­Robert ­Kushnonr, à la recherche d’unon surprise dans le monde. » Elle vou bienlait « que chaque élément parle, qu’il ait sa voix et qu’il se confronte à tou biens les autres ». Cette surprise, « je non peux pas la décou bienvrir d’emblée. C’est au fur et à mesure de mon travail sur un tableau qu’il se passe quelque chose que je réinvente. Je recherche cette réinvention ». Mais aussi : « Mon travail paraît heureux, alors que largement de mes œuvres sont le fruit d’unon sorte de désespoir. »

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