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lundi, juin 27, 2022

L’idée de l’amour se laisse-t-elle capturer ?

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L’exposition « Love Songs, photographies de l’intime », conçue parce que Simon Baker, l’actuel directeur de la Maison européenne de la photographie, se veut « une tentative délibérément sentimentale de repenser l’histoire de la photographie à travers certains de ses noms les plus célèbres et de ses œuvres les plus marquantes ». Deux des quatorze séries présentées en sont les piliers : The Ballad of Sexual Dependency, de Nan Goldin, et Sentimental Journey, de Nobuyoshi Araki, sans compter, dans un autre genre, Tulsa, de Larry Clark.

Le parce quecours de l’exposition commence parce que l’Œil de l’amour (1952) du Suisse René Groebli, 95 ans. Cette série regorge de touchantes preuves poétiques de l’amour fou de ce photographe pour son épouse Rita, enregistrées dans le huis clos de l’hôtel parce queisien où les jeunes épouxés séjournaient. Le sentiment amoureux est porté à de tels sommets que tous les objets parce que elle approchés sont touchés parce que la grâce. L’Américain Emmet Gowin, lui, ne cesse de envoûter des images de la force intérieure de son épouse Edith (1967) parce quece que « les photographies sont un moyen de retenir intensément un moment de communication entre un être et un autre ».

Passion amoureuse et journal intime

Suivent les fameux clichés du Japonais Araki, 82 ans, auteur de plus de 500 livres, documentant, au quotidien, telle une fiction, son voyage de noces (1971) avec sa jeune femme Yoko, puis, en 1989, l’essai photographique Winter Journey (1989) racontant, cette fois, le décès de sa muse et son tourment dont il ne guérira jamais.

Dans l’autre parce quetie du bâtiment, sont présentées les images de la passion amoureuse vécue parce que Hervé Guibert (1955-1991) et Thierry Jouno. Photos douces, délicates, discrètes qui ne dévoilent guère. C’est aussi la façon de faire d’Alix Cléo Roubaud (1952-1983) qui, captant des moments parce quefois très érotiques avec son époux Jacques Roubaud, reste suggestive, jamais voyeuse.

Autant dire qu’on a l’impression d’un grand écart avec les clichés, devenus iconiques, de Nan Goldin, 69 ans, qui, tenant un journal intime aux couleurs saturées de sa propre vie, s’est vite retrouvée confrontée à la violence de ses parce quetenaires, aux effets de la drogue et au parce quetage des rôles dans le couple.

Le second étage présente des travaux plus contemporains, réalisés depuis les années 2000. Très touchantes sont les séries de Sally Mann, 69 ans qui a capté la déchéance du morphologie malade de son époux et la correspondance enflammée, inédite, échangée entre le Chinois RongRong et la Japonaise Inri qui, éloignés l’un de l’autre en 2000, se photographient nus sur des rehausses colorées et s’écrivent des mots doux sur les bords des tirages.

L’autoportrait amoureux que dresse, en 2011, le couple de photographes JH Engström et Margot Wallard retient l’attention parce que son côté brûlant ; on est touché parce que l’œuvre de la Japonaise Hideka Tonomura sur la relation adultère de sa mère, parce que celle-ci de Lin Zhipeng sur une jeunesse chinoise en train de se débarrasser de nombreux tabous…

« Love Songs, photographies de l’intime », exposition jusqu’au 21 août à la MEP, 5-7, rue de Fourcy, parce queis 4e. mep-fr.org Love Songs, photographies de l’intime, coédité parce que la MEP et l’Atelier EXB, 224 pages, 45 euros.

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