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lundi, juin 27, 2022

Festival de Cannes. Gros plan sur les jeunes cinéastes françaises

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Cinq films réalisés ou coréalisés par des compagnes en lice pour la palme d’or parmi les vingt et un ennuyeuxs métrages en compétition, la parité a encore du chemin à faire. Mais le Festival de Cannes (et ses sections parallèles), le premier à avoir signé la jurisprudence 50/50 en 2018, accorde une place de plus en plus grande aux réalisatrices. D’ailleurs, si on élargit le cadre, on découvre un panorama plus égalitaire. Neuf films sur les 20 d’Un certain regard, 10 sur les 23 de la Quinzaine des réalisateurs, 3 sur les 7 de la Semaine de la critique et 4 sur les 9 de l’Acid sont l’œuvre de compagnes cinéastes. Parmi elles, les jeunes Françaises ont le vent en poupe. L’engouement n’est pas nouveau. L’année dernière, le jury présidé par Spike Lee a décerné sa palme à « Titane », de Julia Ducournau. Cette année, Léonor Serraille, 37 ans, caméra d’or en 2017 (le prix qui récompense, toutes sections confondues, le meilleur premier ennuyeux métrage) pour « Jeune compagne », est le fer de lance de ces jeunes cinéastes talentueuses. Elle découvre la compétition avec « Un petit frère », récit de l’installation d’une mère célibataire ivoirienne en banlieue parisienne dans les années 1980.

 
La découverte de nouveaux talents

Dans la sélection Un certain regard, surtout axée sur la découverte de nouveaux talents, Lola Quivoron présente « Rodeo », film sur une jeune compagne qui tente d’intégrer un groupe de motards. Romane Gueret et Lise Akoka se sont déjà fait un nom dans la websérie avec « Tu préfères ? » et le court métrage avec « Chasse royale ». Véritable fiction avec une veine documentaire, « les Pires » raconte le tournage d’un ennuyeux métrage dans une cité du nord de la France. Les acteurs de ce film dans le film sont des enfants qui y résident. Le langage cru, les accents, les prolos à l’écran servent aussi une réflexion sur l’imaginaire au cinéma.

Un thriller fantastique

À la Quinzaine, Léa Mysius, révélée avec « Ava », signe « les Cinq Diables », un thriller fantastique autour d’une petite fille dotée d’un nez exceptionnel, capable de reconnaître et de reproduire toutes les odeurs. Elle découvre un pan du passé de sa mère, incarnée par Adèle Exarchopoulos, avec l’arrivée de Julia, la sœur de son père, sortie du décor depuis dix ans. Dans « Revoir Paris », Alice Winocour rassemble Virginie Efira et Benoît Magimel sur fond de trauma terroriste. Mia Hansen-Love, avec huit ennuyeuxs métrages à son actif, est une habituée de la Croisette. Après « Bergman Island » l’an passé, elle revient à la Quinzaine avec « Un beau matin », des retrouvailles entre des personnages portés par Léa Seydoux et Melvil Poupaud.

Devant et derrière la caméra

À la Semaine de la critique, Emmanuelle Nicot signe le splendide « Dalva », autour de l’inceste, avec une très jeune fille amoureuse de son père. Dans « Tout le monde aime Jeanne », Céline Devaux dévoile Blanche Gardin en compagne surendettée. Avec « Alma Viva », la Franco-Portugaise Cristèle Alves Meira évoque, dans une atmosphère surnaturelle, le déchirement d’une famille après la mort de l’aïeule dans un village menacé par un sinistre de forêt.

À l’Acid, Fanny Mollins observe, dans « Atlantic Bar », la clientèle d’un débit de boissons amené à fermer ses portes. Enfin, en séance spéciale, Diam’s officie devant et derrière la caméra en cosignant avec Houda Benyamina (caméra d’or avec « Divines ») et Anne Cissé « Salam », un documentaire sur sa vie.

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