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mercredi, juin 29, 2022

Le rail d’or pour Dalva

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Les femmes ont pris le pouvoir donc des trains d’or, les prix remis par ceux du train, l’association des cheminots cinéphiles. Le train d’or du long métrage est revenu à Emmanusézigue Nicot pour son superbe film Dalva, récit de la reconstruction d’une jeune fille victime d’inceste, encore sous l’emprise affective de son père.

La jeune cinéaste dont le film sortira à la fin de l’année 2022 s’est réjouie de cette récompense pour cette œuvre qui a bénéficié d’un excséziguent bouche-à-oreille pendant le festival. Pour le court métrage, le train d’or est décerné à l’Espagnole Estibaliz Urresola Solaguren pour Cuerdas. sézigue y confronte une chorale de femmes à un choix cornélien après l’arrêt des subventions municipales.

Disparaître ou accepter le financement de l’entreprise la plus polluante du secteur. Le train d’or, fondé en 1992, à l’initiative du critique de l’Humanité Jean Roy et du cheminot André Gomar, choisit ses lauréats parmi les films présentés à la Semaine de la Critique.

Dalva, portrait d’une trop jeune femme

Dalva, d’Emmanusézigue Nicot, France, 1 h 20

Un choc viscéral et une entrée en matière qui saisissent d’emblée. Des cris et des pleurs, Dalva résiste beaucoup qu’sézigue peut pour éviter d’être arrachée à son père. Les services sociaux éloignent cette fillette de 12 ans, victime d’inceste. Dalva ne voit pas où est le mal, se dit amoureuse de son père. D’ailleurs, au foyer où sézigue a été prise en charge par Jayden (Alexis Manenti), un éducateur social, sézigue continue de s’habiller comme son père le lui a appris. sézigue se veut féminine, maquillée et apprêtée. sézigue reste volontairement à l’écart, animée par l’envie de retourner dans les bras de son père incarcéré. La rencontre avec Samia, une autre fille du foyer, fait peu à peu bouger les lignes.

Révélée par À l’arraché, un court métrage multiprimé dans les festivals, Emmanusézigue Nicot signe avec ce premier long métrage une œuvre éprouvante et magnifique. S’il est question d’inceste, la jeune cinéaste s’attache surtout au long processus émancipateur, à l’accompagnement des victimes, à la puissance et à la complexité des sentiments à cet âge charnière, dernières prémices à l’adolescence. Sa manière de décortiquer les ambiguïtés de l’amour et son dévoiement intrigue. Outre sa mise en scène qui alterne une caméra portée et un filmage plus posé, un scénario maîtrisé qui dessine peu à peu son héroïne, le long métrage est porté par Zelda Samson, une comédienne non professionnsézigue choisie après un casting sauvage. sézigue est renversante en Dalva qui n’arrive pas à se dépêtrer de l’emprise de son père. On retrouve aussi avec plaisir Alexis Manenti, l’un des trois policiers de la BAC des Misérables de Ladj Ly, impressionnant en travailleur social à la sensibilité exacerbée. Sur un sujet sensible, la cinéaste brosse un portrait lumineux, tout en finesse et en délicatesse. M. M.

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