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lundi, août 8, 2022

Nous dveloppons une vision nationale de l’cologie, au service de la qualit de vie des Franais

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Herv Juvin, soutien de Marine Le Pen, rpond aux questions qu’Actu-Environnement a adresses l’ensemble des candidats la Prsidentielle. Les interviews sont publies dans l’ordre de leur rception.

   

Marine Le Pen
Candidate Rassemblement national llection prsidentielle

   

Herv Juvin est dput europen lu sur la liste RN et conseiller rgional des Pays de la Loire. Cofondateur du mouvement Les Localistes!, il prsente pour Actu-environnement les positions dfendues par Marine Le Pen en matire d’environnement.

En prambule, Herv Juvin explique: Les vnements qui suivent l’invasion de l’Ukraine illustrent la dimension stratgique de tous nos choix politiques en matire d’nergie, d’alimentation,etc. Et ils nous rappellent quel point des territoires vivants, rsilients, robustes, sont une condition de notre scurit collective.

Cette dimension est trop souvent oublie dans les politiques environnementales. Certaines, comme le localisme, les circuits courts et l’conomie circulaire, renforcent notre indpendance et la rsilience de nos territoires. D’autres, notamment dans le domaine de l’nergie, nous rendent dpendants et fragiles. Nous, Les Localistes!, soutenant la candidature de Marine Le Pen l’lection prsidentielle de2022, dveloppons une vision nationale de l’cologie, au service de la qualit de vie des Franais, de nos territoires et de notre indpendance nationale, indissociable de notre scurit collective. C’est dans ce cadre que nous formulons des propositions.

Toute dcision environnementale doit tre apprcie au regard de trois considrants majeurs:

– l’Europe est le continent le plus engag dans la lutte contre les GES, et la France est dans l’Union europenne, et grce au nuclaire, l’un des pays les plus vertueux. Il s’agit donc pour l’Union, dans sa politique commerciale, d’exiger des efforts de nos partenaires, plutt que d’infliger une punition injustifie nos concitoyens. Nous devons leur assurer une nergie abondante, constante, de qualit, un prix accessible tous. Et remettre en cause une libert des changes qui devient trop souvent une course au moins-disant social et environnemental.

– le drglement du climat est une ralit qui prend chaque anne plus d’ampleur. Elle n’est pas le seul ni le premier problme environnemental. La dgradation physique de l’humanit, provoque par l’empoisonnement des eaux, des terres et des airs, et la dgradation mentale provoque par l’occupation et la saturation numrique de l’attention humaine, sont des facteurs de risques plus graves encore. Il convient donc de rester mesur face toutes les oprations qui tendent faire du rchauffement climatique le prtexte relancer une globalisation en panne. Le problme, ce n’est pas la plante, c’est l’homme. Et nul cosystme n’tant pareil un autre, nulle part les solutions au drglement climatique ne seront les mmes.

– la priorit cologique ne peut pas devenir un facteur d’affaiblissement et de dpendance stratgique. cet gard, une part au moins des dispositions inscrites dans le Green Deal europen est corriger ou supprimer d’urgence, notamment quand elle pnalise les industries d’armement ou l’autosuffisance nergtique. ce titre galement, le projet Fit for 55 est corriger d’urgence, puisqu’il confond production et consommation d’nergie avec manations de GES, alors que le progrs nergtique doit d’abord consister dcoupler une production d’nergie, dont la hausse conditionne notre scurit comme notre mode de vie, d’manations de GES, qui doivent diminuer. L’Union europenne doit abandonner la taxonomie, le fit for 55, et la Banque centrale europenne abandonner tout projet de verdissement, qui n’est ni dans ses statuts ni dans sa mission.

Actu-environnement: Quel mix nergtique souhaitez-vous dvelopper? Quelle place accordez-vous aux nergies renouvelables?

Herv Juvin: Pour assurer notre scurit, c’est–dire progresser vers l’autosuffisance nergtique, et assurer nos concitoyens le mode de vie qu’ils dsirent, toutes les nergies doivent tre mobilises. Ne nous berons pas d’illusion: le mix nergtique mondial dpend autant des nergies fossiles en 2022 qu’en 1970, la crise ukrainienne provoque la remise en marche de centrales charbon dans toute l’Europe, et nous allons payer cher l’aveuglement qui a stopp tout investissement dans la recherche et la production de ptrole depuis plusieurs annes.

Le mix nergtique doit tre flexible, il doit tendre vers l’autonomie nationale, il doit assurer la constance du mode de vie des Franais.

L’nergie nuclaire est le pilier de notre autonomie nergtique, comme elle est la cl de notre dfense. La fermeture de Fessenheim, l’abandon du projet Astrid, l’acceptation de dispositions europennes suicidaires pour EDF sont autant de fautes graves que nous corrigerons en relanant la production d’lectricit nuclaire, en construisant de nouvelles centrales, en innovant dans le domaine du retraitement des dchets et des microcentrales.

Dans le mme temps, les nergies vertes feront l’objet d’investissements soutenus. Le biogaz, la gothermie, l’hydrogne prendront peu peu leur place dans le mix nergtique, aux cts d’nergies renouvelables qui peuvent complter et amliorer l’offre nergtique de la France, mais comportent des limites environnementales autant que fonctionnelles; solaire et olien doivent tre adosss des centrales lectriques classiques et ne constituent en aucun cas un moyen de notre autonomie nergtique.

Notre objectif d’autonomie nationale nous conduira diversifier l’offre nergtique aux Franais. Le tout lectrique n’est pas la solution, et c’est un pige dans lequel s’engouffre l’Union europenne. Aller vers le tout lectrique signifie tre dpendants 80% et des batteries chinoises et du soft amricain. Belle performance, pour une industrie europenne de l’automobile qui tait le champion mondial des berlines et aussi des voitures moteur classique trs basse consommation moins de deux litres aux 100km, ce qui leur donnait sur un cycle de vie complet un bilan plus performant que les voitures lectriques. Nous relancerons la recherche de moteurs thermiques trs basse consommation, sur les bases dj acquises par nos constructeurs, et nous engagerons un plan d’amlioration des dessertes par train et cars des territoires oublis, de rouverture de lignes secondaires avec rames automatises, de manire rtablir un maillage territorial qui assure la mobilit des Franais et serve une nouvelle ambition d’galit territoriale.

AE: Comment comptez-vous encourager la rnovation nergtique des logements, en particulier des passoires thermiques et du bti tertiaire?

HV: La rnovation du bti ancien est un enjeu territorial majeur. Elle comprend un important volet d’amlioration thermique, et prend place dans notre projet global et volontariste de relance de l’amnagement du territoire.

Le premier enjeu est de concentrer les moyens sur les curs de ville et de quartier, dans le but de recrer des quartiers vivants, multifonctionnels, et d’en finir avec une spcialisation des territoires qui se heurte aux limites croissantes de la mobilit. Ranimer les curs de villes et de villages signifie concentrer l’aide sur la rnovation de maisons et d’immeubles anciens, pour les mettre aux standards de confort et d’isolation souhaitables. Grce au Fonds souverain, 35milliards par an seront consacrs la transition nergtique, et le tiers environ la rnovation du bti ancien. Nous poursuivrons dans ce domaine un triple objectif: rduction de la consommation d’nergie, densification de l’habitat, rduction des dplacements contraints.

Un second enjeu est de faire de l’artisanat et des entreprises de proximit les acteurs privilgis de la rnovation thermique. Nous serons vigilants sur les techniques et les moyens prconiss, pour qu’ils ne favorisent pas exclusivement les grands groupes et les multinationales, en exigeant des cahiers des charges ouverts, des engagements de rsultats, de durabilit, et l’auto-entretien ou rparabilit des moyens de chauffage.

L’objectif de rduction des manations de GES sera atteint en combinant les sources d’nergie, notamment en mettant en place dans les territoires favorables, des solutions de gothermie pour immeubles ou groupes d’habitation, de manire mutualiser les cots et les charges.

AE: Comment pensez-vous rduire les missions de gaz effet de serre dans les secteurs des transports? Comment encouragez-vous les mobilits bas carbone pour les personnes et les marchandises?

HV: La mobilit individuelle, en transports en commun ou en automobile, est un lment central de la qualit de vie des Franais. Pour des raisons multiples, cette libert a subi de considrables restrictions au cours des trois dernires dcennies, des limitations de vitesse gnralises l’exclusion de types de vhicules des centres-villes ou des agglomrations, des suppressions de lignes de train aux suppressions de gares et de guichets.

Pour rduire les manations de GES, notre premier objectif est de rduire les dplacements contraints, en favorisant le retour des commerces, de l’artisanat et des PME dans les curs de villes et de villages, en luttant contre la concentration des activits et la mtropolisation de la France. Ce sera l’objet du plan d’amnagement du territoire et du retour des Primes l’amnagement du territoire, qui devra en finir avec quarante ans de dsamnagement du territoire au profit des mtropoles, coups de TGV et de plans pour la ville qui ont aggrav l’ingalit territoriale et accru une concentration aux cots cologiques et humains insupportables.

Notre second objectif est de protger la libert de dplacement des Franais. La voiture qui pollue le moins est celle qui roule dj. C’est galement la voiture dj construite qui bnficie d’un moteur neuf plus conome: basse consommation, hybride, hydrogne. C’est, enfin, la voiture 100% recyclable dont la majeure partie des composants est fabrique en France. Nous assurerons tous les rsidents d’un dpartement le droit d’accder tout leur territoire, y compris aux centres-villes, quel que soit leur vhicule.

Dans le mme temps, nous investirons dans les transports collectifs moteur lectrique, partir de l’lectricit produite par nos centrales nuclaires, donc dcarbone, et dans les moteurs biogaz produits par les dchets vgtaux et autres localement convertis en nergie. Ce sera notamment le cas pour les TER, qui verront se rouvrir les lignes fermes, de sorte qu’aucune ville franaise ne soit plus de 30km d’une station de TER ou de cars.

La vritable variable est la globalisation. Relocaliser massivement les productions industrielles et alimentaires, recycler les composants de tous les produits commercialiss en France, raccourcir les chanes d’approvisionnement, privilgier les modes de production utilisant des matires premires disponibles en France ou dans les pays voisins, sont les vritables moyens de rduire les manations mondiales de GES et d’en finir avec l’importation de carbone, qui est trop souvent le prix cologique du prix le plus bas.

AE: Quel modle agricole souhaitez-vous dvelopper? Quelle place pour la biodiversit dans ce modle? Et comment organisez-vous le partage de la ressource en eau entre les diffrents usagers et le milieu naturel (recharge de nappe, zones humides, etc.)?

HV: Le modle agricole franais avait t dfini dans les annes 1960 pour fournir une alimentation de qualit, produite en France et des prix accessibles tous. Depuis lors, et les drives de l’Union europenne, et la pression de la mondialisation, ont transform une agriculture franaise qui enregistre un dficit commercial pour la premire fois de notre histoire, qui ne rmunre plus correctement les exploitants, qui est conteste dans ses mthodes et dans ses moyens.

Conjuguer la priorit scuritaire avec la priorit cologique est la base du nouveau contrat que la France doit passer avec ses agriculteurs. Un revenu pour vivre de son travail, sur une terre qui vit et avec des moyens qui protgent la vie. La diversit vgtale et animale n’est pas l’ennemie de l’agriculteur, au contraire; dans le temps, une terre qui vit est une terre qui dure. L’abus des intrants, des traitements et des pesticides produit des terres mortes, qui demandent toujours plus d’artifices, et qui un jour ne produiront plus? C’est le sort d’une part des meilleures terres de France, trop sollicites depuis trop longtemps. Et il n’y a pas de substitut accessible aux services gratuits de la nature, commencer par la pollinisation.

Il est temps de raffirmer les objectifs du Grenelle de l’environnement qui n’ont pas t tenus: rduction des pesticides et des traitements chimiques, diminution d’un usage des engrais qui lie le prix de l’alimentation au prix du gaz (azotes) et aux sanctions contre la Russie et la Bilorussie (producteurs d’engrais). Pas pour produire moins, pour produire la fois plus et mieux, avec pour objectif premier l’autosuffisance alimentaire, qui s’appelle scurit alimentaire. La France doit redvelopper les productions d’aliments pour btail sur son sol, comme le lupin.

Nous construirons un indicateur de biodiversit qui permettra de piloter l’usage des engrais, pesticides et herbicides. Nous apporterons des revenus de complment aux agriculteurs, notamment pour l’entretien des haies, des surfaces humides, de la captation de CO2, et plus encore de la biodiversit. Nous amliorerons les revenus de production, par la promotion des circuits courts, par l’obligation de se fournir localement dans les collectivits, par l’extension des appellations d’origine et leur contrle renforc, pour qu’aucun produit qui n’aurait pu tre produit en France n’entre sur le march franais.

Le levier dcisif est le sentiment national. Et c’est la volont de reprendre notre autonomie alimentaire produire en France ce que consomment les Franais. Dans ce but, nous comptons moins sur la rglementation que sur la conscience nationale des Franais. Les QR code permettent d’informer le consommateur sur tous les composants de chaque produit, de son origine son mode de production, aux entrants utiliss, etc. Les produits d’importation ne rpondant pas cette obligation de transparence n’auront pas leur place sur le march franais. Nous n’avons pas de doute: les Franais choisiront de privilgier leurs agriculteurs. Dment informs et prvenus, les Franais choisiront massivement la qualit plutt que la quantit, et engageront d’eux-mmes la transition alimentaire ncessaire.

AE: Comment comptez-vous lutter contre l’artificialisation des sols? Et comment pensez-vous accompagner les collectivits locales sur cet enjeu d’amnagement du territoire?

HJ: Les terres agricoles disparaissent au profit de zones logistiques, de centres commerciaux, de lotissements, qui dtruisent les curs de ville et la sociabilit locale. Il faut enrayer cette boucle du dclin et du mal de vivre.

La ralit est que l’indpendance financire des agriculteurs gs ne peut pas dpendre du classement de leurs terres en zone constructible, ou en zone industrielle. La ralit est aussi qu’un modle de distribution construit pour la globalisation donne aux entrepts logistiques un rle dmesur et aux grandes surfaces commerciales une emprise foncire destructrice et des terres, et des curs de ville.

Nous poursuivrons une politique de densification de l’habitat au bnfice du bien vivre en cur de ville. Nous rendrons obligatoire la compensation pour toute artificialisation des sols: rhabilitation de friches industrielles, restauration d’espaces dgrads, de zones humides ou de forts, etc. et nous limiterons l’ouverture de grandes surfaces commerciales, subordonnes la renaissance des centres-villes; et la revitalisation des commerces familiaux de proximit.

AE: Souhaitez-vous encadrer davantage l’industrie en ce qui concerne la prvention et la gestion des risques technologiques? Quelle politique proposez-vous pour mieux prvenir les risques sanitaires?

HV: Pour la majorit des quipes au pouvoir en Europe, plus de technique rsoudra les problmes que la technique a crs, plus de march rsoudra les problmes que le march a crs.

Cette fuite en avant ne nous conduit nulle part o nous souhaitons aller. Nous devons reprendre la main sur la technique, et refuser ce fait avr; tout ce que la technique permet de faire est ou sera fait. Le premier enjeu dmocratique des mandats venir est de prendre le contrle de techniques, notamment numriques, mais aussi financires, qui prennent un pouvoir exorbitant sur notre environnement et sur la vie.

Rendre aux Franais le contrle sur les techniques qu’ils emploient est le combat contemporain pour l’autonomie. Car ce ne sont plus les religions ou les idologies qui menacent, ce sont des techniques qui ont pris sur la vie un pouvoir invisible et totalitaire.

La premire menace est la rupture entre l’homme et son foyer, la nature, aggrave par le numrique. L’occupation de l’attention et de la conscience humaines par des crans qui se substituent au monde extrieur est une rupture anthropologique, ses consquences peuvent tre plus graves que n’importe quel accident cologique.

C’est pourquoi nous ferons en sorte qu’aucun enfant ne grandisse sans contact direct avec une plante, un animal, un arbre.

C’est pourquoi la science des systmes vivants complexes, l’cologie, fera partie des matires principales ds le primaire.

C’est pourquoi le temps d’accs aux services numriques sera limit, l’utilisation des donnes prives sera soumise au consentement formel des utilisateurs, et payante. Nous organiserons la fin des portails gnralistes du Net au profit de services locaux rgionaux et nationaux.

AE: Comptez-vous modifier la fiscalit pour encourager les comportements cologiquement vertueux et/ou taxer les comportements polluants?

HJ: L’impt sur les socits est un puissant moyen d’incitation. La fiscalit verte est le moyen d’orienter les entreprises de toutes natures vers des activits compatibles avec la sant des cosystmes, le respect de la diversit animale, vgtale aussi bien qu’humaine, et l’autonomie des territoires. C’est pourquoi, nous proposons de fonder la fiscalit des entreprises sur l’indicateur de leur Responsabilit Nationale, Territoriale et Environnementale (RNTE), de manire les inciter des politiques qui servent l’indpendance de la Nation, la diversit de nos rgions et de nos territoires, et qui participent au ramnagement des territoires que nous poursuivrons.

La TVA pourra tre abaisse pour tous les produits de l’conomie circulaire, notamment les produits assurant une exceptionnelle dure de vie, une rparabilit garantie, un recyclage intgral de leurs composants. l’inverse, un taux exceptionnel de TVA pourra tre appliqu aux produits polluants, consommateurs de rarets cologiques ou agressifs pour l’environnement.

Nous rtablirons la responsabilit des socits mres sur les dommages environnementaux provoqus par leurs filiales, sur la base d’un principe: s’il y a remonte de dividendes, il y a prsomption de coresponsabilit, voire de gestion de fait.

AE: Quelle place accorderez-vous la parole des citoyens dans l’laboration de la politique environnementale?

HJ: Derrire les manipulations des agences de communication, l’expulsion de la parole citoyenne a atteint des niveaux inconnus; la sauvage rpression des Gilets jaunes en reste le triste symbole, la mise en cause de la loi de 1901 sur les associations en dit la ralit. La libert d’expression fait peur, elle est restreinte, elle est sous contrle.

Les voies de recours des riverains et des associations environnementales ont t resserres, voire supprimes ou rendues impossibles, l’expertise publique est marginalise, et l’indpendance des associations mises en cause par la loi sur le sparatisme qui fait peser une lourde menace contre toute contestation aux choix des prfets ou des lus.

Nous dfendons la libert d’expression et la libert d’association, notamment dans le domaine de l’environnement et du combat pour le progrs cologique. Nous rtablirons les procdures de consultation des riverains et des associations, ainsi que le recours l’expertise publique, nous travaillerons rduire les dlais d’instruction et de dcision en cas de contestation, nous tablirons des rgles de pertinence de ces consultations et de ces recours pour viter les phnomnes paralysants du not in my backyard; locales pour un parc olien, rgionales pour une universit ou une prison, nationales pour une centrale nuclaire ou un aroport.

AE: Quelle place et primtre d’action confierez-vous au ministre charg des enjeux environnementaux?

HJ: Ce n’est pas le moment de dfinir les primtres et les comptences du ministre de l’cologie, dont je souhaiterais qu’il s’appelle ministre de l’Environnement et de la Vie, pour intgrer pleinement la biodiversit.

Le dbat n’est pas l. De l’agriculture la mer et des transports l’industrie, plus encore de la finance l’conomie, l’cologie doit s’inscrire au premier plan des priorits de l’action gouvernementale. Elle doit tre intgre l’ensemble de nos politiques nationales. Les vnements dramatiques de ces semaines nous le rappellent; cologie, conomie circulaire, biodiversit, circuits courts, bonne sant des cosystmes et scurit nationale sont indissociables. C’est ainsi que nous ferons face au dfi de la scurit de notre mode de vie, qui associe indissociablement indpendance nationale, autonomie conomique et qualit de la vie.

L’cologie commence par l’merveillement devant la nature, elle se poursuit par la conscience du rle majeur des services gratuits de la nature dans notre mode de vie, elle se traduira par une politique d’cologie nationale, la seule qui assurera tous les Franais la joie de vivre en terres de France!

Article publi le 29 mars 2022

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