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jeudi, août 11, 2022

Odessa est prête «au cas où l’hôpital serait coupé du monde», assure MSF

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Zoé Pallier, édité par Nathanaël Bentura
11h46, le 17 mars 2022, modifié à
14h21, le 17 mars 2022

Le docteur Mego Terzian, le président de Médecins sans Frontières France (MSF), a passé plusieurs jours en Ukraine. De retour en France, il a donné ses premières impressions sur la gestion du conflit par les hôpitaux sur place, alors que l’armée russe s’attaque aux grandes villes, comme Kiev et Odessa. 

Selon le dernier bilan de l’ONU, publié ce mardi, au moins 636 civils ukrainiens sont morts et plus de 1.125 sont blessés. Sur place, l’Organisation non gouvernementale (ONG) Médecins sans Frontières (MSF) s’active pour aider les Ukrainiens. Mego Terzian, le président de MSF France, y a passé quelques jours. « Partout où je suis allé, j’ai visité au moins une dizaine de structures de santé ukrainiennes. Tous se préparent pour recevoir des blessés, même dans un hôpital pédiatrique », a-t-il précisé.

 

Pour soutenir le fonds d’urgence de MSF qui agit en Ukraine, dans les pays limitrophes qui accueillent les réfugiés et partout dans le reste du monde : www.msf.fr

Odessa se prépare à un assaut imminent

L’armée russe s’attaque aux grandes villes, comme Kiev, la capitale, et Odessa, au bord de la mer Noire, une ville portuaire où vivent un million d’habitants. Médecins sans Frontières redoute d’ailleurs une véritable catastrophe humanitaire. Mego Terzian était à Odessa. La ville se prépare à un assaut imminent.

Pour y faire face, les soignants sur place sont prêts : « La directrice de l’hôpital a pensé à tout », a assuré Mego Terzian. « Elle a demandé, par exemple, des médicaments antiépileptiques. Elle a bien raison de penser à ça. Elle pensait à l’insuline, elle pensait à tout, même à la logistique, au cas où l’hôpital serait coupé du monde. »

Si cela survient, il faut que l’hôpital soit, de fait, autosuffisant : « Elle parlait d’autonomiser la récolte du sang dans leur propre hôpital pour ne pas se reposer sur la Banque nationale centrale, qui délivre des poches de sang. C’était une logique de situation de guerre. Elle se prépare à un éventuel nouveau Marioupol, à Odessa même. »

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