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jeudi, août 11, 2022

des avions de chasse français patrouillent dans le ciel polonais

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William Molinié, édité par Nathanaël Bentura
13h37, le 16 mars 2022, modifié à
14h29, le 16 mars 2022

Volodymyr Zelensky a renoncé intégrer l’Ukraine à l’OTAN. Pourtant, l’armée de l’air française continue de survoler le pays pour le compte de l’organisation. En trois semaines, les avions de chasse ont volé le long de la frontière ukrainienne pendant plus de 320 heures. Ces opérations sont suivies en temps réel depuis la base aérienne 942, près de Lyon.

Alors que de nouvelles négociations ont lieu, ce mercredi, entre l’Ukraine et la Russie, l’OTAN ne quitte pas des yeux les frontières ukrainiennes et biélorusses. Volodymyr Zelensky a cédé aux exigences de Moscou en renonçant à intégrer l’organisation. Cependant, l’armée de l’air française continue de longer la frontière ukrainienne, comme depuis le début du conflit. Au total, les avions de chasse ont parcouru plus de 320 kilomètres. Dans la base aérienne 942, une zone de défense hautement sensible près de Lyon, l’armée de l’air planifie et suit en temps réel les opérations.

Des opérations planifiées depuis Lyon

La base est totalement enfouie sous les hauteurs des Monts d’Or. La salle feutrée est cernée d’écrans et les téléphones portables y sont interdits. En ce moment, les militaires suivent les avions de chasse français déployés sur le flanc Est des pays de l’OTAN. Comme au premier jour de l’invasion russe, le lieutenant-colonel Éric a supervisé ce mardi la mission des deux rafales et d’un ravitailleur français en Pologne, le long de la frontière ukrainienne et biélorusse. Son obsession est d’éviter un incident à la frontière. « Une erreur, de prendre un virage un peu trop large, ou d’effleurer la frontière. Ça peut être considéré comme un acte agressif », détaille-t-il.

De fait, il faut prendre de grandes précautions. « Chacun prend une marge de part et d’autre de la frontière pour être sûr de ne pas commettre d’erreur. Quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres. » Selon les informations d’Europe 1, 21 missions de ce type ont été déclenchées depuis le début de la guerre.

Des missions de renseignement

Les AWACS, ces immenses avions radar chargés de collecter des renseignements, sont sortis à trois reprises. Ces opérations sensibles peuvent changer de nature à tout moment, comme l’explique le général Guillaume Thomas : « Il n’y a jamais de routine dans ce type de mission. Lorsque les équipages partent, ils se mettent toujours en mesure de faire face à n’importe quel type de situation. »

Une autre salle se trouve au fond d’un dédale de couloirs enterrés à des dizaines de mètres. Cette fois-ci, à l’écran, on peut voir l’espace aérien de la France : 12.000 aéronefs survolent chaque jour le territoire. Les appareils russes n’ont plus le droit d’y rentrer depuis le début du conflit. Un peu moins de dix d’entre eux ont été interceptés et immobilisés.

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