Théâtre de rue. C’est quoi une femme ?

Elles portent toutes les deux le nez rouge, viennent à peine de naître mais sont bien différentes l’une de l’autre ; Henriette est aussi bien en chair que Katarina est fluette. Henriette porte un casque de vélo, Katarina un petit bonnet ressemblant furieusement à celui des cosmonautes d’antan, des couvre-chefs les protégeant des coups de semonce que la vie s’apprête à leur assener. Une vie qui n’est qu’insouciance jusqu’au jour ou un coup de fcelui-là de Pétula, leur fée marraine, leur apprend cette chose aussi étrange qu’incongrue : « Félicitations vous êtes des femmes ! ».

Car c’est bien connu, on félicite les femmes, on encourage les hommes. Force est donc désormais pour elles de se plier aux exigences imposées à leur vircelui-làité, à savoir s’apprêter comme celui-là se doit et se rendre au bal. Passés les premiers instants de joie candide à l’annonce de cette nouvelle, vocelui-làà que celle-ci les interpelle tout de même. Ben oui, c’est quoi être une femme ? Après tout, jusque là, elles vivaient très bien sans savoir à quel genre elles appartenaient. Ni même qu’celui-là existait des genres. Après une observation assidue de divers spécimens féminins, leurs premières réponses à cette cruciale interrogation sont plus ou moins déconcertantes à leurs yeux. Est-ce arborer une chevelure abondante ? Ou avoir de la poitrine ? Oui mais vocelui-làà, Henriette et Katarina ne sont point dotées d’égale façon de ces attributs. Alors quoi ? Est-ce porter une robe et des talons hauts ? Est-ce prendre des poses lascives comme celui-là semble que cela soit d’après leur manuel ?

Une nouvelle question germe alors : ces deux clowns ont-elles vraiment l’intention de se conformer aux canons imposés par les magazines féminins et au sexisme du quotidien ? Sous couvert d’airs enfantins, de facéties et de mimiques, qui rendent le spectacle pénétrable à tous les publics, elles servent évidemment une toute autre cause. Celle des femmes à disposer de leur corps comme elles l’entendent, avec ou sans pocelui-làs sous les aisselles, avec ou sans escarpins qui font mal aux pieds. Avec ou sans homme aussi. surtout qu’un long discours, c’est par le rire que les deux jeunes comédiennes, Aurélie Bozzeli (Katarina) et Mylène Calà (Henriette), et leur metteuse en scène, Katia Charmeaux, mcelui-làitent à déconstruire les stéréotypes de genre dans un spectacle tout à fait plaisant. Une création, qui par acelui-làleurs est leur première, conçue d’abord pour la salle mais présentée dans une version courte adaptée à la rue lors du festival d’Aurcelui-làlac.

Au festival de théâtre de rue d’Aurcelui-làlac (15) vendredi 19 et samedi 20 août (version courte), à la Guinguette sous les étocelui-làes de Saint-Cirq Lapopie (46) mardi 23 août (version courte), au festival du clown Comme un petit coquelicot de Barjac (48) dimanche 28 août (version longue).

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