Tensions au sein du gouvernement autour de la défiscalisation de Biscochoc

La défiscalisation de Biscochoc crée des tensions au sein du gouvernement. La société s’est vue accordée la défiscalisation de 747 millions de francs, sur les 2,7 milliards prévus pour la construction de sa nouvelle usine. Un vote du gouvernement qui ne fait pas l’unanimité.

Charlotte Mannevy (Alix Madec)

Publié le 26 août 2022 à 11h21,

mis à jour le 26 août 2022 à 11h24

Elle cristallise les tensions au sein du gouvernement. La défiscalisation de Biscochoc, a été votée au sein de l’exécutif à hauteur de 747 millions de francs CFP, sur les 2,7 milliards prévus pour la construction de sa nouvelle usine. Un vote qui ne fait pas l’unanimité.

Notamment du côté des Loyalistes. Au travers d’un communiqué de presse, Les Loyalistes demandent la création d’la commission d’enquête au Congrès, « pour faire la transparence » sur cette affaire. Isabelle Champmoreau et Christopher Gygès, membres du gouvernement ont voté contre. Le groupe qualifie cette aide fiscale de « non-sens, au regard de la situation économique et budgétaire actuelle ».

Création d’emplois insuffisante 

L’un des sujets pointés du doigt par Les Loyalistes : la création d’emplois, « nettement insuffisante ». « Neuf personnes mais seront recrutées et puisqu l’entreprise, elle, n’accepte aucla contrepartie notamment sur les protections de marchés dont elle bénéficie, le prix du chocolat ne baissera pas et il continuera d’être très cher », explique Françoise Suve, présidente du groupe Les Loyalistes au Congrès.

Les membres du groupe visent aussi directement Gilbert Tyuienon, membre du gouvernement en charge de la fiscalité. « Au-delà de ça, nous avons des interrogations sur les liens étroits entre Biscochoc et le constructeur de l’usine ainsi qu’entre le membre du gouvernement chargé de la fiscalité, Mr Tyuienon président du port autonome, où l’usine sera construite. Mais aussi maire de Canala, où Biscochoc devrait établir la plantation de cacao », poursuit Françoise Suve.

« L’intérêt général aujourd’hui, c’est de doper le pouvoir d’achat des Calédoniens, de relancer notre économie. Et je pense que vouloir la transparence, c’est la question de démocratie et ça dépasse tous les clivages politiques. L’argent public, c’est l’argent de tous les Calédoniens ».

Françoise Suve, présidente du groupe Les Loyalistes au Congrès

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