Comment les plans d’actions interministériels pour la jeunesse vont prendre

Il appartient aux préfets de Guadeloupe et de Martinique d’enclencher les discussions, avec les instances locales, en vue de l’élaboration des plans d’actions interministériels pour la jeunesse, dans chacun de ces territoires. Le Gouvernement a dévoilé sa méthode, ce vendredi.

Guadeloupe La 1ère

Publié le 4 décembre 2021 à 05h01

mis à jour le 4 décembre 2021 à 09h34

On en sait davantage sur le projet du Gouvernement, quant à l’élaboration de plans d’action interministériels pour la jeunesse, en Guadeloupe et en Martinique ; ceux-ci avaient fait l’objet d’annonces du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, lors de son déplacement aux Antilles, en début de semaine, en pleine crise sociale majeure, dans les deux territoires.

Dans un contexte sanitaire et social difficile, renforcé par les conséquences de l’épidémie de la Covid-19, plus que jamais, une attention doit être portée aux nouvelles générations, afin qu’elles retrouvent confiance dans l’avenir.

Communiqué du Gouvernement – 03/12/2021

Pour cela, mandat a été donné aux préfets de nos régions, pour approfondir le dialogue, avec les acteurs de terrain, afin de recueillir leurs propositions et projets, autours de plusieurs axes :

  • La formation et l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, en vue de la mise en oeuvre d’un contrat d’engagement jeune au 1er mars 2022 ;
  • La continuité territoriale pour les étudiants, notamment ;
  • L’offre culturelle destinée à la jeunesse ;
  • L’offre d’activités sportives et les projets d’infrastructures sportives de proximité destinés à la jeunesse ;
  • Le logement des jeunes et notamment des étudiants ;
  • L’engagement et la citoyenneté ;
  • L’accès et l’information aux droits.

Dès lors que les échanges menés au niveau local auront porté leurs fruits, les ministères de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports, du Travail, des Outre-mer, de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, de la Culture et de la communication et du Logement seront parties prenantes, pour faire aboutir les plans d’actions, l’un en Guadeloupe et l’autre en Martinique.

Notons que le Gouvernement a donné mandat au préfet de Martinique, pour mener des négociations avec les organisations syndicales, les représentants de la jeunesse et la Collectivité territoriale, dans le cadre de l’atelier jeunesse prévu dans l’accord de méthode signé le 27 novembre, sur place.
En revanche, Alexandre Rochatte, préfet de Guadeloupe, n’a mandat que pour discuter avec les maires, les seuls qui ont accepté d’échanger avec Sébastien Lecornu et qui ont longuement abordé la thématique de la jeunesse, avec le ministre, le 29 novembre.

Ce procédé n’est pas au goût du Collectif d’organisations en lutte en Guadeloupe, qui dénonce le fait que le Gouvernement commence à oeuvrer, avant même de négocier, en vue de la sortie de l’actuelle crise sociale majeure, qui sévit dans les territoires français des Antilles. Elie Domota répond à Christelle Théophile et Christian Danquin, à ce sujet :

Elie Domota, membre du Collectif d’organisations en lutte, en Guadeloupe.

©Christelle Théophile et Christian Danquin – Guadeloupe La 1ère

 

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