la mère d’un soldat tué en Afghanistan en 2011 témoigne

Si des familles de soldats français morts en Afghanistan voient dans l’arrivée au pouvoir des talibans l’échec de l’intervention occidentale dans ce pays, ce n’est pas le cas de Patricia Burli-Rabani. Mort au combat en 2011, son fils a permis à des Afghans de « goûter à la liberté », affirme-t-elle sur Europe 1.

« Non, les 89 militaires français tombés en Afghanistan ne sont pas morts pour rien. » C’est le sens de l’émouvant témoignage de Patricia Burli-Rabani : son fils de 36 ans, le lieutenant Valéry Tholy, a été tué le 7 septembre 2011 au cours d’une attaque orchestrée par les Talibans. Dix ans plus tard, les derniers événements dans le pays renforcent sa conviction que la mission de son fils et de l’armée française n’était pas vaine.

Valéry Tholy, mort à l’âge de 36 ans, le lieutenant Valéry Tholy était membre du 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) de Montauban. Il a été tué lors d’un accrochage dans la province de Kapisa. « Quand mon fils est mort, j’ai pensé qu’il était mort pour rien », se rappelle Patricia Burli-Rabani. « Je sais, maintenant, je suis convaincue qu’il n’est pas mort pour rien », confie-t-elle sur Europe 1. « J’ai vraiment réalisé que ce mon fils avait fait avec ses compagnons, c’était protéger une population. »

Le lieutenant Valéry Tholy, mort en 2011. Crédits : SIRPAT / AFP

« Des gens s’en sont sortis »

Alors que de nombreuses familles de soldats morts en Afghanistan estiment que le retour au pouvoir des talibans signifie un échec de l’intervention française sur place, Patricia Burli-Rabani a un regard différent sur la situation. « Il y a quand même des gens qui s’en sont sortis et qui ont vécu. Des filles ont été instruites pendant dix ans, des femmes passaient à la télé. Il y avait une avancée sociale. Tous ces soldats, tous ces pays qui étaient là, ils ont soutenu, ils ont aidé et permis une avancée. Ils ont permis à des gens de goûter à cette liberté. Et peut-être que ça va les mobiliser et qu’ils vont réussir à faire quelque chose pour s’en sortir », dit-elle, affirmant avoir « mal » pour les familles qui pensent que leur enfant est mort pour rien sur place.

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