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jeudi, août 11, 2022

les Franais meurent de plus en plus de la chaleur, mais s’y adaptent mieux

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Si le froid, plus persistant, reste plus meurtrier, la mortalit due aux fortes chaleurs s’accentue depuis 1970. Sant publique France observe, nanmoins, une acclimatation des Franais au rchauffement climatique.

La population franaise commencerait-elle s’adapter au rchauffement climatique? Sant publique France met cette hypothse au regard des rsultats de sa nouvelle tude. Publie le 2fvrier, celle-ci dresse un bilan de l’impact des tempratures extrmes, observes entre 1970 et 2015, sur la mortalit des habitants de dix-huit agglomrations de l’Hexagone (dont Paris, Marseille, Lille, Lyon ou encore Bordeaux).

Le froid plus meurtrier que la chaleur

En moyenne, chaque anne en France, on observe une courbe en forme de J entre la temprature et la mortalit: les tempratures trs froides sont associes une augmentation modre du risque de dcs, les tempratures trs chaudes une augmentation trs importante de ce risque, noncent les experts de Sant publique France. Cependant, ces derniers constatent une certaine volution en quarante-cinq ans. Selon eux, les tempratures les plus froides (autour de 7C) taient associes un risque de dcs lgrement plus faible au cours des annes1970 qu’au dbut des annes2010. Cela tant, le nombre de dcs recenss ces tempratures reste stable entre ces deux priodes, reprsentant environ 0,6% de la mortalit totale annuelle.

   

volution du taux de mortalit attribuable aux tempratures les plus froides (courbe bleue) et les plus chaudes (courbe rouge) entre 1970 et 2015 dans quatre villes franaises.
© Sant Publique France

 

   

l’inverse, le taux de mortalit attribue aux tempratures les plus chaudes (aux alentours de 28C) a plus que doubl au cours du temps, atteignant dsormais 0,2% du nombre total de dcs chaque anne. Par ailleurs, Sant publique France affirme, qu’entre 1990 et 2018, environ 30% de cette mortalit attribuable aux chaleurs extrmes seraient effectivement dus au rchauffement climatique. Autrement dit, si les tempratures les plus froides provoquent encore plus de dcs que les tempratures les plus chaudes, la contribution de la chaleur à la mortalité totale pourrait à l’avenir devenir équivalente, voire supérieure à la contribution du froid. Pourtant, le risque de dcs caus par une extrme chaleur a presque t divis par deux entre 1975 et 2015. Selon l’Agence nationale de sant publique, deux facteurs expliquent cette disparit.

L’acclimatation aux fortes chaleurs

S’agissant des vagues de froid les plus extrmes, leur impact encore important sur le nombre et le risque de dcs provient de leur caractre persistant. En moyenne, l’effet du froid serait ressenti pendant vingt et un jours suivant l’exposition, accentuant les risques de dcs. En comparaison, l’effet de la chaleur serait concentré sur les trois premiers jours, et uniquement pour les chaleurs les plus extrêmes, persistant jusqu’à dix jours après l’exposition. Nanmoins, la frquence des jours durant lesquels de trs fortes chaleurs sont mesures a considrablement augment au fil du temps, ce qui conduit un impact plus lev sur la mortalit.

 

La contribution de la chaleur à la mortalité totale pourrait à l’avenir devenir équivalente, voire supérieure à la contribution du froid
 

 

Pour expliquer la rduction du risque de mortalit due aux vagues de chaleur extrme, Sant publique France suggre une acclimatation de la population franaise vers un nouveau climat . Elle attribue cette adaptation au rchauffement climatique une amlioration gnrale de l’tat de sant de la population et de sa prise en charge mdicale, mais galement une modification positive des conditions de vie, de travail en extrieur et, donc, d’exposition potentielle la chaleur. Elle ne met cependant pas en vidence de rupture notable partir de la mise en place des mesures de prvention partir de 2004, la suite de la canicule de l’t 2003, mais plutt une volution progressive au cours du temps.

En somme, le risque diminue lorsqu’une temprature autrefois inhabituelle devient plus frquente et inversement lorsqu’une temprature devient inhabituelle. Pour autant, rappelle l’agence, ce risque demeure et sa diminution ne compense pas l’augmentation du nombre de jours chauds observs, et le taux croissant de mortalit qu’elle entrane. Et Sant publique France de recommander, en conclusion: En matire d’adaptation, il faut la fois agir sur l’tat de sant de la population pour amliorer sa capacit de thermorgulation, sur l’environnement pour rduire les expositions aux tempratures les plus extrmes, et sur la rponse immdiate ces vnements extrmes.

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Note Tlcharger l’tude de Sant publique France sur la relation temprature-mortalit en France depuis 1970 Plus d’infos

Article publi le 10 fvrier 2022

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